Vendredi 13 novembre

Cet été, comme je passais quelques jours à New York, j’ai fait un saut jusqu’à la DIA de Beacon, assurément le plus beau musée d’art contemporain du monde. Rien que des chef d’oeuvres, plus une magnifique exposition Robert Irving, mais hélas pas les Shadows de Andy Warhol. Sans doute étaient-ils déjà en partance pour l’expo Warhol  Unlimited du Musée d’Art Moderne de Paris, où j’ai eu le bonheur les découvrir.

102 tableaux en flux tendu réalisé par Warhol à la fin de sa vie, comme autant de variations à partir d’une toute petite photographie un peu floue en noir et blanc, dont on ne sait trop ce qu’elle représente, l’angle d’un mur ou d’une boîte, ça ressemble vaguement à  un moulage de plâtre, enfin vraiment quelque chose d’assez insignifiant, et qui est pourtant la source prolifique d’un ensemble hallucinant. Qui peut douter sérieusement devant celui-ci que Warhol fût un artiste majeur de la fin du XXème siècle? Mais pas moins du début du XXIème, où il continue à nous parler comme personne.

Plus sage dans sa conception que la récente exposition Warhol Underground du Centre Pompidou Metz, où était génialement reconstituée l’ambiance de la Factory, cette exposition parisienne n’en est pas moins à ne pas manquer. Outre la série des Shadows, on y découvrira quelques pépites, cinématographiques notamment, avec une série de films muets de quelques minutes , gros plans sur des habitués de la Factory, Nico, John Cale, Lou Reed,  mais aussi des visiteurs occasionnels tels Salvador Dali, ou, le plus épatant, Marcel Duchamp. Et puis on se plonge avec ravissement dans la projection diffractée sur quatre murs d’un concert du Velvet Underground, dont les images épousent le style caractéristique des sérigraphies warholiennes.

Dans la collection des figures iconiques de Warhol –  de Marilyn à Mao -, une absence me frappe à la faveur de la sortie de Spectre. James Bond, évidemment. Peut-être celui-ci était-il déjà par lui-même trop warholien en quelque sorte. Je me suis en tous cas régalé de ce nouveau Bond de Sam Mendes. Comme dirait ma fille, whaou, c’est stylé !

Nous sommes aujourd’hui jeudi 12 novembre. Mais vu mon attachement aux vendredi 13 à cause de ce blog -voir l’avant-blog pour les nouveaux venus- j’en date anticipativement ce billet.

 

Une réflexion au sujet de « Vendredi 13 novembre »

  1.  » 5.Le vendredi 13 novembre 2015

    Reste la date de cette série d’attentats. Un vendredi 13 diront ceux qui n’ont pas perdu le sens de la dérision. Plus certainement, il a lieu la veille, ce samedi 14, de la réunion à Vienne (Autriche) d’une vingtaine de pays invités à réfléchir à la transition syrienne ainsi que la veille de la tenue du G20 qui devait réunir dimanche 15 et lundi 16 les chefs d’États et de Gouvernements de 19 pays à Antalya en Turquie voisine de la Syrie. »

    Extrait de « Daech déteste le hasard » de Ariane Bonzon

    France 14.11.2015 – 18 h 50

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