Samedi 6 juin

Y a-t’il une vie après Venise -dans Bruxelles ou Calcutta désert? La question se pose, quand bien même on peut boire des spritz  même à Bruxelles ( des spritz campari de préférence), revoir Identification d’une femme , qui se termine -mal- à Venise, ou voir pour la première fois La meglio giuventu, avec la merveilleuse Maya Sansa, qui ne se passe pas à Venise, mais tout de même en Italie.

Enfin, on se consolera avec Roland Garros…On attendait Federer-Monfils ou Nadal Djokovic, mais les deux matchs ont tourné court. Vint Djokovic-Murray, grandiose tragédie en cinq actes, dont je n’ai pas vu la fin, mais peu importe, ce que j’ai pu en voir m’a surexcité! Il y a une magie du tennis quand deux joueurs de génie se mettent à jouer à la perfection dans le même temps.

Syriza, Podemos, Tout Autre chose, mobilisation anti TTiP, il y a comme un frémissement en Europe. Ce n’est pas trop tôt. Voilà du coup Jean-Claude Garrot qui renait de ses cendres, ou plutôt de celles de Pour, le journal dont les locaux furent incendiés en 1982, et relance son journal plus de trente ans plus tard, avec un premier numéro centré sur les désastres annoncés de la mise en oeuvre de ce traité transatlantique. On lira en particulier là-dessus les propos de Pierre Defraigne, qu’on ne peut pas soupçonner d’être un extrémiste (il fut haut fonctionnaire à la Commission européenne, et successivement conseiller ou chef de cabinet d’Etienne Davignon, Claude Cheyson et Pascal Lamy. )

 

 

 

 

2 réflexions au sujet de « Samedi 6 juin »

  1. Vous avez dit Duras ?
    N’ayant pas vu le film, je me suis longtemps demandé ce que voulait bien dire ce beau titre énigmatique, et à la métrique parfaite, « Son nom de Venise dans Calcutta désert ». Quel nom, et pourquoi Venise. Après quelques recherches, il semblerait que ce soit peut-être le nom d’Anne-Marie Stretter, quand elle ne s’appelait encore qu’ Anna-Maria Guardi, à Venise, bien avant le bal du ravissement, avant Michael Richardson, avant le vice-consul de Lahore.
    Quant au campari, c’est ce qu’on boit n’est-ce pas, dans les petits chevaux de Tarquinia, (et non pas un billet pour un trajet entre Caen et Paris). A chaque roman sa boisson alcoolisée. Du vin rouge dans moderato, du whisky dans le marin, du campari dans les petits chevaux, de la manzanilla à dix heures et demie du soir en été… Ailleurs, je ne sais pas.
    Bien à vous

    • Guardi , comme le peintre vénitien naturellement.
      dans les Petits chevaux de Tarquinia, on boit du campari orange à toutes les pages ,absolument !

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