Vendredi 5 septembre

En dépit des lectures, hautement recommandables, de Walter Benjamin et de Samuel Beckett, pour diverses raisons, je n’ai pas passé un été merveilleux, loin s’en faut. Et s’il est vrai qu’on repousse beaucoup de choses à la rentrée, pour ma part ce que je remettrais volontiers à plus tard, c’est bien la rentrée! Enfin! Foin des états d’âme!

Ce qu’on appelle la rentrée littéraire n’est pas le moins agaçant.  Parait que le grand événement s’appelle Trierweiler. C’est tout dire. Comme le notait fort bien ce matin Gilles Collard sur Musique 3, ce battage commercial orchestré par les grandes maisons d’édition est un cache-misère, qui  dissimule la situation difficile des petits éditeurs, des libraires et de la grande majorité des auteurs. C’est ainsi qu’Aden, la maison d’éditions fondée par Gilles Collard,  n’a, bien heureusement,  été sauvée de la faillite qu’in extremis.  Le prix de fabrication des livres a certes baissé mais le  problème crucial aujourd’hui est celui de la distribution. J’en sais quelque chose avec mon malheureux Envers du décor.La preuve, Gilles, je ne pense pas qu’on puisse le trouver en ta librairie Joli Mai...

 

 

 

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