Dimanche 2 juin

Le concours Reine Elisabeth – ainsi a-t-on sans vergogne rebaptisé le concours Eugène Ysaïe- est un peu comme le Tour de France. On ne fait pas trop attention aux premières étapes et aux boutes en train qui les animent. On se promet même de se tenir fermement à l’écart de ce barnum, et puis quand viennent les étapes de montagne,  l’Aubisque, le Galibier, l’Alpe d’Uez ou le mont Ventoux, on ne résiste plus à se coller devant le téléviseur.

Jusqu’à ces deux derniers soirs, je n’ai ainsi prêté attention que distraitement au Reine Elisabeth. Je n’ai donc pas entendu le lauréat israëlien. Jeudi soir, j’ai par contre été subjugué par le 2ème Concerto de Prokoffief joué par la coréenne  Sangyoung, une pianiste qui ne figure même pas au palmarès des six premiers lauréats. A l’entracte, je suis aussi, je le reconnais, tombé sous le charme ravageur de Khatia Buniatishvilli, que je n’ai pas retrouvée hier soir hélas.

Une autre compétition entre dans sa phase décisive à Roland Garros. J’ai découvert hier avec exaltation le digne successeur de Roger Federer. Même fluidité du jeu, même aisance, même pureté du geste. Le bulgare Gregori Dimitrov a été séchement battu par Djokovich, mais ou je n’y connais rien en tennis, ou dans pas longtemps son talent le mènera au sommet sous les encouragements de la belle Sharapova, qui n’en pince que pour lui, parait-il.

Festival de Cannes, Roland Garros, Reine Elisabeth, manque plus que la Biennale de Venise, inaugurée aussi cette semaine,  pour virer completly people, mon ami ! Ce blog va finir par dévoiler ta pitoyable futilité …

 

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