Mardi 28 mai

Pendant les représentations des Nuées d’Aristophane, qui le tournaient en ridicule, Socrate se tenait debout afin que le public puisse se convaincre de la parfaite vraisemblance de son portrait. Est-ce la même idée qui a poussé DSK à apparaître au bras de sa nouvelle conquête au festival de Cannes, dans le même temps où étaient projetés quelques rushes du film d’Abel Ferrara inspiré par ses mésaventures new-yorkaises?

J’aurais aimé pour ma part gravir les marches du festival , non pas au bras de DSK -Dieu m’en préserve!- mais en compagnie de Nicole Kidman, Asia Argento ou Maya Sansa. Hélas les temps sont durs; aucune d’entre elles ne m’a fait signe. Comble de déveine, je m’y suis pris trop tardivement pour obtenir des places tant à la Monnaie pour Cosi fan tutte dans la mise en scène de Hanneke que pour le tournoi de Roland Garros qui débutait ce dimanche.

Sortant du colloque sur « Le désir et la loi », où dimanche matin, Jacques-Alain Miller présentait Le désir et l’interprétation, livre 6 du Séminaire de Jacques Lacan établi par ses soins, je dus donc me contenter de voir défiler sur le boulevard Saint Germain les irréductibles adversaires de la loi du mariage pour tous. « Famille pour tous! » clamaient-ils allègrement. Mariage pour tous, famille pour tous, quelle touchante unanimité en définitive. A l’ère où le droit se substitue au désir et où la norme prend le pas sur la loi, cosi fan tutti !

 

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