Dimanche 5 mai

Surprenant : le Doodle Show de ce 5 mai, c’est-à-dire le clip quotidiennement mis en ligne sur la page d’ouverture de Google en lien avec un graphisme original – aujourd’hui, des hommes écrivant Google d’un trait fin avec des plumes colorées- célèbre le deux-centième anniversaire de Soren Kierkegaard.

Configuration du dernier rivage ( Flammarion ) de Michel Houellebecq et L’idée du manque de Jacques Sojcher (Fata Morgana ) : voilà deux recueils de poèmes d’auteurs que rien, à mon sentiment, ne rapprochaient. Lisant l’un à la suite de l’autre, je découvre le contraire.

De qui, selon vous, sont les vers suivants ? Par la mort du plus pur / Toute joie est invalidée / La poitrine est comme évidée / Et l’oeil en tout connait l’obscur.

Et ceux-ci : Mensonge intime / de toute vie / Nous ne sommes pas / où nous sommes / Nous simulons le bonheur / nous affectons des poses / Le corps est seul / Et le coeur.

Ou encore : Il faudrait faire des poids et haltères, / perdre du ventre, / être jeune et beau. / Le corps est un hiéroglyphe / près du désir immobile.

Est-ce de Sojcher ou de Houellebecq ? : Tu zézaies des mots d’amour / Tu séduis / à défaut d’aimer. / C’est ton brevet d’innocence / L’une s’en va, l’autre arrive / sans conséquence.
De Houellebecq ou de Sojcher ?: La poussière tournoie sur le sol gris, mouvante; / Un coup de vent surgit et purifie l’espace / Nous avons voulu vivre, il en reste des traces; / nos corps au ralenti sont figés dans l’attente.

Qui écrit ? : Tu marches en chantonnant / comme si c’était un jour de fête / La vie est derrière toi / Tu peux bander encore / quelques années / sans aimer.  Ou bien : Il n’est pas d’énigme essentielle / Je connais le lieu et l’instant / Le point central, absolument / De la révélation partielle. / Dans la nuit qui dort sans étoiles / Aux limites de la matière / S’installe un état de prière: / Le second secret s’y dévoile.

Devinez l’auteur de ceci : Je suis venu dans le jardin où tu reposes / Environné par le silence / Le ciel tombait et le le ciel se couvrait de rose / Et j’ai eu mal de ton absence.

Et celui de cela : Tu déambules comme un zombie /  dans le réel. / tu n’écoutes personne, / en donnant l’apparence / d’une attention extrême / Tu attends d’être aimé de tous : sans répondre.

Il est vrai que Michel Houellebecq donne ce conseil prodigieux pour qui veut connaître la face B de l’existence : LISEZ LA PRESSE BELGE ! Ceci explique peut-être bien cela !

Une réflexion au sujet de « Dimanche 5 mai »

  1. Je reconnais que la ressemblance est trompeuse. Ceci dit, j’ai identifié Jacques facilement, parce que sa langue (poétique) m’est très familière. Je vais lire le Houellebeck. Virginie

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