Vendredi 3 mai

Hier soir, au « Cabinet de réflexion » du Théâtre Marni, Eric Clemens a commenté minutieusement le texte célèbre de Walter Benjamin L’oeuvre d’art à l’époque de sa reproductivité technique. Il a fort bien montré que Benjamin n’était pas un pourfendeur naïf de la technique, mais qu’il avait saisi de façon pénétrante les changements radicaux que la modernité avait opéré dans la subjectivité, et en quoi ils assignaient une place nouvelle à l’oeuvre d’art.  Il a  ainsi résumé le propos de Benjamin en une formule choc: de l’aura au trauma.

Tel La liberté guidant le peuple, il s’est ensuite aventuré à des considérations plus directement politiques. Il s’est ainsi fait le chantre de l’Allocation Universelle. Pourquoi pas? Je me permettrai cependant de lui recommander la lecture du bouquin de Ziegler, que j’évoquais dans mon précédent billet, non pour doucher son enthousiasme, mais pour exprimer quelques doutes quant au règne de l’oblativité en politique.

Prochaine soirée du cabinet de réflexion: le 30 juin avec une intervention de Jean-Claude Encalado à propos de Francis Bacon.

 

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