Mercredi 13 mars

Le père Noël supplicié, article de Claude Lévi-Strauss publié naguère dans Les Temps Modernes, que j’avais évoqué sur ce blog en décembre, vient d’être heureusement republié dans un nouveau recueil de textes rassemblés dans la Bibliothèque du XXIème siècle (Gallimard) sous le titre Nous sommes tous des cannibales.

Le recueil, outre Le Père Noël supplicié, reprend seize articles, inédits en français, publiés dans le grand quotidien italien La Republica. L’un d’entre eux traite du problème de la procréation médicalement assistée, qu’il développera un peu plus tard dans une de ses conférences au Japon. J’y ai déjà fait référence également à propos du débat sur le mariage pour tous. Dans le même article, il traite de la question de l’excision. Lévi-Strauss pose la question de savoir pourquoi celle-ci fait-elle frémir en Occident, au contraire de la circoncision ? On trouvera aussi un article d’une ironie féroce à propos des Gender Studies et des hypothèses baroques sur la sexualité féminine à l’origine de la culture.

Puisque la publication du Séminaire VI  ( Le désir et l’interprétation ) de Jacques Lacan est annoncée, je ne résiste pas à lancer ici une petite devinette, une contrepèterie d’un poète belge, qui a retenu dès longtemps mon attention. Lacan l’évoque dans la dernière leçon de ce Séminaire: Il y a dans la peau des femmes un grain de fantaisie.

4 réflexions au sujet de « Mercredi 13 mars »

  1. Et l’excision et la circoncision – telle que généralement pratiquée – me font frémir.
    Et je sais de quoi je parle…
    Dans les années septante, dans son ouvrage – La Fonction érotique-, Zwang, le chirurgien spécialiste de Bach, a écrit à ce sujet des pages secouantes.

  2. « Les femmes ont dans la peau un grain de fantaisie, et quand leurs joues semblent cuire, qu’on observe discrètement leurs mutations félines, on peut alors voir au fond de leurs yeux comme des pierres fines. Majestueuses et dangereuses. A cet instant elle est offerte, je connais mon dû. » :)

  3. Solution : « Les femmes ont dans la fente un grain de poésie, et quand leur cul semble jouir, qu’on observe discrètement leurs fellations mutines, on peut alors voir au fond de leurs yeux comme des fières pines. Majestueuses et dangereuses. A cet instant elle est offerte, je donnais mon cul. »

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