Mardi 13 novembre

Un grand merci à Jean-Luc Plouvier pour ses remarques en commentaire de mon dernier billet, qui développent lumineusement ses propos d’entracte au cours de l’émission de Camille De Rijck. Celle-ci peut être entendue en podcasting via le lien suivant: http://www.rtbf.be/radio/podcast/player?id=1774272 .

A propos des castrats, j’ai fait allusion au sublime Sacrificium de Cecilia Bartoli. Hier mon ami Philippe Marion m’a fait entendre un duo stratosphérique, comme dirait Camille De Rijck, de la diva avec Philippe Jaroussky dans Mission, le CD consacré par Cecilia Bartoli à Agostino Steffani (1654-1720), compositeur baroque injustement tombé dans l’oubli. Contemporain de Scarlatti, Steffani est un personnage mystérieux :  peut-être un castrat, prêtre catholique, grand lettré, compositeur en poste à Munich et Hanovre, diplomate, espion à la solde du Vatican ! Il est « le chaînon manquant sur le plan de l’opéra entre Cavalli et Handel », dit Cecilia Bartoli dans un magnifique entretien, paru récemment dans Le Vif-L’express, avec ce veinard de Philippe Marion !

Une réflexion au sujet de « Mardi 13 novembre »

  1. Encouragée par vos billets et commentaires, j’ai regardé-écouté « la fille du régiment » qui passait ces jours derniers sur une chaîne TV (enregistrement au Metropolitan Opera de New York en 2008) . J’y ai vu (et elle m’a épatée) une Natalie Dessay qui ne se contente pas de son chant impeccable et de son bel aigu, mais qui fait le pitre, lance des salves de jurons, des morbleu, corbleu, et même un retentissant « merde » (en voix parlée) qui doit être un genre de « contre-zut », en contrepoint des neuf contre-ut de son partenaire.

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