Mardi 6 novembre

J’ai fait un lapsus dans mon billet du 26 octobre:  en évoquant  le  livre de Vassilis Alexakis Le premier mot, j’avais écrit le dernier mot. Le dernier mot s’agissant de quoi diable ? je me le demande.

On rêve volontiers du dernier mot;   celui qui capitonnerait l’ensemble des dits,  celui qui viendrait donner son sens ultime à l’avalanche des énoncés, le mot qui dirait le vrai sur le vrai. Le mot de la fin, le fin mot, le fin du fin…

Qui aura le dernier mot de Barak Obama ou de Mitt Romney ? voilà le suspense du jour. En l’occurrence le dernier mot sera un chiffre : celui du nombre des grands électeurs des swing states -les états qui balancent entre les démocrates et les républicains. Puis on l’interprétera,, on lui supposera une âme, on y reconnaîtra le sens de l’Histoire, on en déduira de prétendues leçons.

Vladimir Jankékévitch voulait croire que la morale avait toujours le dernier mot. Je n’en crois rien,  surtout en matière de politique. Je dirai même: je n’en crois pas le premier mot !

 

 

 

Une réflexion au sujet de « Mardi 6 novembre »

  1. A la page 95 du roman « Le premier mot » :
    - J’aimerais bien savoir quel a été le premier mot. Je voudrais qu’on me le dise à la fin de ma vie, juste avant que je ferme les yeux. Je partirais plus tranquille.
    - Ce ne serait pas seulement le premier mot, mais aussi le dernier.

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