Lundi 11 octobre

Ce tableau est l’oeuvre d’Orazio Gentileschi , le père d’Artemisia, dont j’ai évoqué l’histoire sur ce blog (le 13 septembre 2020). Mon ami Luis Solano m’en envoie l’image ce matin, avec la copie d’un article paru hier dans le quotidien espagnol El pais. Il appartenait à un magistrat qui vient d’en faire don au Musée des Beaux-Arts de Bilbao. Agostino Tassi, le violeur d’Artemisia, ami de son père  et peintre lui-même, avait été accusé de l’avoir volé! Quand Artemisia peint à son tour Judith et Holopherne, en donnant à Holopherne les traits de Tassi, elle règle son compte doublement à celui-ci.

Il est troublant s’imaginer, réunis dans leur atelier commun, Artemisia, son père et Tassi en train de contempler cette Figure 0 de toute l’histoire, comme dirait Broodthaers.

A propos de celui-ci et de l’exposition au Wiels de ses « poèmes industriels » dont je parlais dans un précédent billet, on trouvera, dans le prochain numéro de  La Cause du désir, un entretien que m’ont accordé Charlotte Friling et Dirk Snauwaert, commissaires de l »exposition. Demain mardi 10 ocobre à 20h, j’aurai aussi le plaisir d’intervenir à l’ACF-Belgique sur le même sujet dans le Séminaire Dire de l’art, animé par Bruno de Halleux et Marc Segers. Ce séminaire se tiendra en life , mais il est possible aussi de le suivre en visioconférence (inscription par mail à acfbelgique@gmail.com )

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