Samedi 1 mai

 

Daniel Cordier, qui fut le secrétaire de Jean Moulin, rapporte dans son autobiographie Alias Caracalla, les propos de son patron au cours d’une de leurs dernières conversations avant son arrestation par la Gestapo. Après la guerre, lui demande Cordier, quelle sera selon vous la tâche la plus urgente ? La réponse de Jean Moulin fuse: Ouvrir un musée d’art moderne.

Je laisse ces propos à la méditation de Mrs Vervoort, Smets et Close, auxquels les noms de Jean Moulin et Daniel Cordier ne diront peut-être pas grand chose, non plus que ceux des artistes d’hier ou d’aujourd’hui, l’immense  Philippe Geluck excepté.

Ce dernier se dit estomaqué par l’opposition manifestée à l’annonce de son Musée du Chat. Une seule explication à ses yeux:  cette levée de boucliers vient d’artistes contemporains qui estiment que la B.D. n’a pas sa place sur le Mont des Arts. Facile. La polémique opposerait donc les tristes tenants d’une culture élitaire au représentant plébiscité d’un art populaire. Ben voyons. La vérité est qu’elle oppose le représentant d’un commerce envahissant aux créateurs méprisés plus que jamais par les pouvoirs publics pour qui ils sont par essence non essentiels.

 

 

 

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