Mercredi 10 mars

Voici quelques jours des vents venus du Sahara jusqu’en Europe du Nord déposaient sur le sol une mince pellicule de sable orangé.  Le phénomène, qu’on observe en particulier sur les pare-brises des voitures, n’est pas rare. Ce qui est moins banal est d’apprendre la composition de ce sable. On y a détecté en effet la présence de Celsium, trace des essais nucléaires français des années 60. Aucun danger, parait-il. Alors quoi ? Sans doute un salut météorologique à l’exposition Sarcophagi Radioactiv Wave de Cécile Massart, qui se tient pour l’heure à Bruxelles au Botanique . A voir absolument.

Le titre de l’exposition de Cécile fait naturellement directement songer au sarcophage recouvrant le réacteur de la centrale de Tchernobyl, dont les radiations étaient censées ne pas passer les frontières !

Les centrales nucléaires sont un peu comme les volcans . En 1815, eut lieu en Indonésie l’explosion spectaculaire du Tambora, qui rejeta dans l’atmosphère des gaz formant un véritable écran solaire sur toute la planète, et fit chuter brutalement la température en Europe du Nord pendant une année.

Plus lourdes que ces particules de Celsium venues du Sahara, les cendres retombées ces jours-ci de l’Etna en éruption n’ont cependant pas quitté la Sicile. A l’été 2019, c’est le réveil du volcan qui m’avait décidé à aller rejoindre des amis pour quelques jours à Noto, jolie ville baroque toute proche. Je n’avais guère aperçu qu’un gros nuage gris, alors qu’à présent il crache le feu avec fougue. Je suis très frustré !

 

 

 

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