Mardi 11 février

 

Comme les Américains glissent « fuck » à tout propos, les jeunes francophones ne disent plus une phrase sans recourir à « genre ». Je serai là dans genre cinq minutes… Il m’a regardé genre je ne sais pas de quoi tu me parles… La bouffe ici c’est genre macdo…On va pas se la faire genre prise de tête… Ca dit quand même quelque chose que ce terme soit ainsi devenu aussi passe-partout. J’y lis la trace dans la langue de cette épidémie que j’évoquais la semaine dernière à propos de la question du genre.

Mon intention était de revenir sur cette question, et sans doute d’autres occasions l’imposeront, mais pour l’heure, je ne saurais mieux faire que de recommander, à qui souhaite un éclairage psychanalytique pertinent à ce sujet, l’excellent article  Homme, femme, question de genre ? dû à la plume de Virginie Leblanc, mis en ligne sur le site d’Uforca :  www.lacan-universite.fr .

S’y démontre fort bien que quand on parle de genre, on ne parle pas de sexe. En tous cas pas du sexe, le seul, c’est-à-dire le féminin comme Eric Laurent l’avait souligné lors des dernières Journées de l’ECF, tout juste après la harangue de Paul B. Preciado. Là encore, la langue, la française du moins, fait signe, où les femmes  sont évoquées avec préciosité  comme les personnes du sexe.

 

 

 

 

Une réflexion au sujet de « Mardi 11 février »

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