Samedi 28 décembre

Je suis allé rechercher dans mes archives le dossier de la playlist que j’évoquais il y a deux jours. Deux chansons de Souchon y sont évoquées: J’suis bidon et Sous les jupes des filles.

Rétines et pupilles
Les garçons ont les yeux qui brillent
Pour un jeu de dupes :
Voir sous les jupes des filles

Des filles haut perchées sur leurs tabourets et des hommes qui s’affolent : voilà le tableau de l’infortune à quoi la vie se résume. Les chasses ou les guerres, les fanfares, les fanfaronnades, les honneurs, les  déshonneurs,  verres de rouge ou de rage, tu seras un homme mon fils, balivernes ! Il suffit de relire l’Iliade. Quelle est la cause de la guerre de Troie, et son unique enjeu ? Le jugement de Pâris, c’est Aphrodite, Héra et Athéna orgueilleusement juchées  sur leurs  tabourets de bar olympien. Et la faiblesse des hommes, elles savent, que la seule chose qui tourne sur terre, c’est leurs robes légères !
Charles Denner dit quelque chose de pareil dans L’homme qui aimait les femmes de Truffaut: Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le monde et lui donnent sa mesure. Depuis la fenêtre du sous-sol de son enfance, ils les guettaient avec fascination.
Le désir de voir gravite autour du mystère de leurs pas et de leurs robes légères. Un jeu de dupes, sans doute mais qui  nous vaut une des plus épatantes  chansons d’Alain Souchon, avec son bruit de soie.

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