Dimanche 13 octobre

Samedi prochain, à 14h30, au cinéma Le Palace, j’aurai le plaisir de participer à une conversation organisée  à l’initiative du séminaire « psychanalyse et cinéma » de l’ACF-Belgique,  autour du film de Pawel Pawlikowski: Ida.

Méditation profonde sur la question juive au lendemain de la seconde guerre mondiale, mais aussi sur la soif d’absolu, l’amour et la douleur d’exister, Ida est l’histoire d’une jeune novice orpheline dans la Pologne communiste des années 60.  A la veille de prononcer ses voeux, la mère supérieure du couvent l’invite à aller rendre visite à sa tante Wanda,  qui lui révèle ses origines juives. En dépit de la réticence initiale de la tante, une relation intense se noue petit à petit entre ces deux femmes. Et à mesure de la remontée  cruelle qu’elles entreprennent dans le passé familial tragique, l’une, Ida, découvre  un monde, dont elle ignorait tout, l’autre, Wanda, replonge dans une histoire dont elle ne voulait plus rien savoir.  Mais je m’en voudrais d’en dire  dès maintenant davantage, car Ida est de ces oeuvres marquantes dont on ne peut véritablement s’entretenir qu’avec ceux-là qui les connaissent – je devrais dire: qui  en ont fait l’expérience,  tant elles sont bouleversantes. Cela sera donc le cas à l’issue de cette projection.

Ce soir, j’imagine que Pawlikowski n’est pas très heureux. Le PiS – le parti Droit et Justice !-, a en effet remporté les élections, et le gouvernement ultranationaliste de Kaczinski se trouve encore conforté. Ce n’est donc pas demain qu’Ida, tenu sans vergogne par ce gouvernement pour un film antipolonais, sera montré à la télévision publique.

 

 

 

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