Vendredi 7 juin

 

C’est le grand jour à Roland-Garros:  Roger Federer, de retour sur la terre battue après trois ans d’absence, se retrouve en demie finale face à Rafael Nadal. Le match dont on rêvait depuis le début du tournoi. Le clou, le pied, le septième ciel, l’au-delà du plaisir, l’explosion sur l’échelle de Richter.   Coïncidence ? Voilà que parait aux éditions Navarin un ouvrage signé Theodor Saretsky qui nous révèle les écrits secrets de Freud sur le « sexe comme sublimation du tennis ». Où nous apprenons jusqu’où la folie tennistique peut entraîner.

Par exemple ce cas d’un jeune homme de vingt-sept ans qui souffrait d’une déperdition d’énergie libidinale ; il mettait des heures à ajuster son préservatif, si bien qu’il avait le sentiment que l’acte lui-même était une corvée imposée de l’extérieur. Une peur irraisonnée des maladies vénériennes lui gâchait le coït et l’éloignait progressivement des plaisirs sexuels. Après trois ans d’une analyse approfondie, il apparut que cet individu phobique jouait au tennis en oubliant d’enlever la housse de sa raquette. Naturellement, son jeu s’était considérablement détérioré, entraînant l’apparition de symptômes divers : apathie, dyspepsie, insomnie. L’interprétation des rejetons de son inconscient révéla que cet acte manqué, cet « oubli » significatif renvoyait à une réaction de défense intériorisée contre l’exhibitionnisme et à une névrose précoce de l’imperméable. » (p.61).

Bien, l’heure approche du choc attendu. Tous les services d’urgence sont, je l’espère, en alerte.

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