Samedi 12 janvier

Bernard Debacker, que j’apprécie humainement et intellectuellement, m’adresse en guise de commentaire de mon dernier billet, un texte acerbe qu’il a publié sur son propre blog à propos du récent forum « Des discours qui tuent » à l’Université Saint-Louis. Je ne vais pas en discuter toute l’argumentation, mais le point que son auteur lui-même dit le point majeur.

Si en effet à suivre Jacques Lacan, qui dès 1975 prophétisait la montée du racisme et une extension sans précédent des procès de ségrégation suivant comme son ombre la mondialisation en marche et l’expansion du discours universalisant de la science, n’est-il pas naïf, voire absurde, de s’indigner à présent des contrôles rigoureux des frontières dont l’effacement est considéré comme une cause majeure du malaise dans la civilisation? Comment peut-on tenir, toujours à la suite de Jacques Lacan, les nazis pour des précurseurs en matière d’une  barbarie  que le camp de concentration  symbolise, et ne pas en distinguer les régimes démocratiques qui veillent à une immigration « régulée »?

Donc, si je comprends bien, cher Bernard, les réels  ennemis du genre humain ne seraient pas ceux que l’on pense et ceux qui crient à  la banalisation des discours qui tuent les véritables pousse-au crime ? Voilà ce qui se déduit en tous cas logiquement de votre raisonnement sophistique. Une  conséquence qui ne vous est sans doute pas apparue, parce que vous étiez trop content de faire la leçon aux psychanalystes !

 

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