Vendredi 23 novembre

Au cours des Journées de l’ECF à Paris  le week-end dernier,  j’ai entendu d’excellentes choses, tant au niveau des  exposés cliniques  qu’à l’occasion des interventions de quelques invités très érudits,  tels  l’historien de la Grèce antique Bernard Sergent ou Pascal Torres, conservateur au Musée du Louvre.
C’est la grande vertu des ces Journées, ouvertes au grand public, que de conjuguer les témoignages de la pratique analytique et les connexions de la psychanalyse avec d’autres  champs. C’est ainsi que cette année, on put même y entendre Jean-Paul Gautier nous faire le récit de comment naquit sa vocation pour la couture, à 9 ans au cinéma où se projetait Falbalas, le film de Jacques Becker!
Deux exposés cliniques m’ont beaucoup impressionné: ceux de Martine Revel et  de Nouria Grundler, qui seront, je l’espère, publiés sans tarder. J’ai eu pour ma part le plaisir d’animer une séquence qui réunissait mes jeunes collègues Alice Ha Pham et Florent Martel. A travers leur présentation de deux cas de névrose obsessionnelle, se dessinait le drame au coeur de la  problématique de ces sujets, toujours peu ou prou mariés avec la mort.

On entendit aussi, comme c’est désormais une tradition dans ces Journées, deux nouveaux  témoignages de passe, soit les récits de fin d’analyse des analystes de  l’école, qui se sont risqués à la procédure imaginée par Lacan pour mieux cerner cette question complexe. Et les entendant, je songeais à cette autre sorte de passe à laquelle se livre en ce moment sur scène à Bruxelles, mon amie Myriam Séduis avec Final cut, son nouveau spectacle,  téméraire,  émouvant, drôle, dans lequel son expérience de la psychanalyse est évoquée de façon aussi percutante que subtile.

Devant le Palais des Congrès où se déroulait cette rencontre, nous eûmes par ailleurs droit, non pas à un défilé signé Jean-Paul  Gautier , mais à celui, moins glamour, de gilets jaunes, parmi lesquels on pouvait reconnaître le sinistre Florian Fillipot.  Le prix de l’essence grimpe en vérité moins vite que  les  « discours qui tuent », et il ne suffira pas d’un allégement des taxes pour  venir à bout de ceux-ci. Ni de discours moraux.

Je ne pouvais quitter Paris sans aller  voir à Beaubourg  la rétrospective Franz West. L’exposition la plus jubilatoire qu’il m’ait été donné de visiter ces dernières années. Au fait, il y a quelques mois,  je n’avais pas résisté à m’offrir une sérigraphie de Franz West. Je vous présente donc   Lily of the West !

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