Samedi 10 décembre

Une phrase m’a plu dans le  discours de candidature à la présidence de la République. de Manuel Valls: Rien n’est écrit. Est-il pour autant l’homme qui empêchera la fille Le Pen de se hisser au second tour, c’est à voir. Il parait que Benoit Hamon n’était pas mal jeudi soir pendant deux heures sur la 2. Mais Valls a un avantage certain, celui d’incarner naturellement de l’autorité, et c’est ce que les Français -et pas seulement les Français- demandent aujourd’hui. Taubira inspire la sympathie certes, mais c’est l’adversaire rêvée des chantres de l’identité rance. Macron sonne creux. Et Melanchon ?  Grande gueule, il fera un tabac dans les débats, comme Marchais naguère, mais les résultats suivront-ils?, pas sûr du tout. On parle aussi d’une possible candidature de Vincent Peillon, que j’ai croisé il y a une dizaine d’années. Il ne m’avait pas fait forte impression.

Malgré ses reniements, je ne me fais pas à l’idée de voir la gauche française balayée.  Je n’applaudis pas à la politique du pire, celle qui fait Zizeck se délecter de la victoire de Trump, comme naguère Sloterdijk de celle de Bush Jr.

En Belgique, l’écoeurante campagne de la NVA contre les demandeurs d’asile soulève, Dieu merci, des protestations jusque dans les rangs libéraux. Et Manuela Caselli, présidente de l’Association syndicale  de la magistrature, a dénoncé les mesures du Secrétaire d’Etat à la migration comme des atteintes caractérisées à l’état de droit. Ce ne seront pas les dernières. Son acolyte Jambon, ministre de l’Intérieur, atteint des sommets dans les sondages de popularité. Pensez donc: il déboulonne même la merveilleuse Maggy De Block!

 

 

 

4 réflexions au sujet de « Samedi 10 décembre »

  1. D’accord avec l’analyse des candidatures françaises. J’ai vu Hamon qui était en effet très bien. Montebourg infatué antipathique pas crédible à mes yeux. Melenchon serait bien mais je n’ai pas toute confiance dans ses positions à l’international, pas très claires a mon sens. . … A suivre! Amitiés.

  2. valls est un sale type. et vous, vous avez la faiblesse de reprendre des termes de son discours qui vous ont plu parce que vous auriez pu avoir quelque chose à en dire comme analyste, ça rentre dans votre discours. donc, il vous faut le relever, vous vous précipitez, vous relevez, rien de plus, rien de bien méchant, vous le relevez par le bout qu’il est dans votre mesure d’attraper, vous donnez votre bon point à valls. après, ça, tout de même, vous y allez de votre tartine. vous allongez de vos salades. rien n’est écrit, donc vous pouvez y aller. c’est au départ de petites choses comme ça que se forme une opinion politique, je suppose. je n’ai rien contre les opinions, la salade, c’est léger. d’avoir tout un système politique bâti là-dessus, c’est plus effrayant, au moins dans les circonstances actuelles, où il n’y a plus que qui passe, la salade. pour ma part, vous auriez pu vous passer d’exprimer cette opinion-là. même si elle confirme pour moi la raison pour laquelle vous n’avez pas aimé l’exposition soulèvements de jacques rancière. simplement, vous n’aimez pas la révolution. si peu, qu’elle vous rende malade. et que vous ne puissiez même pas y apercevoir des pièces, des œuvres, devant lesquelles, en d’autres circonstances vous vous seriez agenouillé. c’est que vous tenez beaucoup trop à votre confort et êtes enfoncé dans la culture comme dans un bon gros et grand fauteuil mou et qui s’est fait à vos formes.

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