Mercredi 14 septembre

Voici 7 ans, quand parut Un musée imaginaire lacanien, j’eus le bonheur d’être accueilli à la Cambre par Caroline Mieurop pour une présentation de l’ouvrage dans le superbe Hôtel Van de Velde. J’y avais conçu une exposition rassemblant Jean-François Boclé, Lionel Estève, Bernard Villers, Marcel Berlanger, Claude Panier et Bénédicte Henderickx. Myriam Saduis en lut quelques extraits. Il y avait aussi un somptueux  ikebana des oeuvres de ma fille Milena. Une réédition augmentée de ce livre me donne l’occasion de réunir à nouveau quelques artistes qui m’importent dans les locaux de la Lettre Volée.  Ce sera au cours du premier week-end de décembre (les 3, 4 et 5) .Je solliciterai  encore Marcel et Claude, plus Walter Swennen, Benoit Felix, Emilio Lopez Menchero, Pierre Buisseret, Cécile Massart, Evariste Richer.

D’ici là, il faut que je m’attelle à la préparation d’une conférence au Collège Belgique fin octobre, et d’une autre à Rome en novembre à l’invitation du Service Culturel de l’Ambassade de France en collaboration avec l’Istituto Freudiano. A Bruxelles, il s’agira de plancher sur le thème du « partage de la jouissance », à partir d’un dit de Jacques Lacan dans son séminaire XX ( Encore) selon lequel l’objet du droit n’est aucunement la justice, mais la répartition de la jouissance. Le genre de choses qui sonnent comme une évidence; n’empêche que personne n’avait jamais dit ça comme ça avant. J’ai convié Laurent de Sutter à en discuter avec moi. A Rome, Antonio Di Ciaccia m’a proposé de parler de Raymond Queneau. Eric Laurent et Philippe Hellebois seront aussi de la partie. Deux perspectives très joyeuses donc.

En attendant, ne boudons notre plaisir avec cette canicule tardive, et glandons encore un peu.

 

 

Mardi 6 septembre

On n’ose pas trop y croire, mais selon Guy Duplat qui en faisait l’annonce hier dans La Libre, le  projet de Musée d’Art Moderne et Contemporain promis par la Région Bruxelloise dans l’actuel bâtiment Citroën se concrétiserait d’ici 2020 en partenariat avec une grande institution étrangère (il serait question de Beaubourg ). Evidemment, les collections du défunt Musée d’Art Moderne ne s’y retrouveront pas. Mais comme il est de plus en plus évident que rien n’est à attendre du côté du fédéral, d’où ne sont venues que fausses promesses et dérobades, il est clair qu’autre chose était à imaginer. Reste à savoir à qui serait confiée la direction de ce navire. Et comme le notait Duplat, voilà le point décisif. En attendant, ne manquez pas la double rétrospective de Benoit Félix et Bernard Gaube , qui s’ouvre le 12 septembre au Botanique.

Le 26 , je serai l’invité de Laura Sokolovsky pour une soirée de la bibliothèque de l’ECF à Paris « Autour de la guerre », au départ de mon livre L’envers du décor, qui se tiendra sous la forme d’une conversation avec mon ami Wajcman. Si je me réjouis de cette rencontre, ce sera cependant  la dernière fois que je ferai quoi que ce soit qui pourrait ressembler à  la « promotion » de ce bouquin. Il convient de savoir en effet que les excellentes éditions Cécile Defaut, en difficultés financières, ont été reprises par une autre maison qui, sans vergogne, fait fi de ses engagements tant  à l’égard de Madame Defaut qu’à l’égard des auteurs.